J'avais mis ce blog dans une boite, et j'avais jeté la clé à l'eau.
Je ne saurai dire pourquoi. Et c'est une chanson de Mano Solo, comme au bon vieux temps, qui m'a ramené ici.
J'ai beaucoup beaucoup écrit. Trop pour tout retranscrire ici.
C'est une pression que je n'assume plus, même si je sais que j'en décevrais probablement quelques uns.
Ma nouvelle va être éditée dans une petite maison d'édition puis mise en scène par une compagnie de théâtre lors d'un forum du livre.
Je reprend le théâtre du Fil avec ma douce Elena.
Je m'attèle à rédiger la deuxième nouvelle qui parle d'une fille de corsaire qui serait trop longtemps resté sur terre. Voilà.
Je vais bien, je crois.
Il me parait évident que je veux bercer ma vie de mes écrits. Je veux les faire prendre sens, les faire lire, le plus possible. Je veux être éditée, je veux un jour être fière, et croire ceux qui me disent que je le mérite. J'veux y croire, même si c'est illusoire.
J'écris encore des chansons même si nous avons arrêté notre spectacle avec Elena. Nous n'avions plus assez de temps à y consacrer, je suis prise dans mes textes (les nouvelles prennent plus de temps et d'énergie que de petits textes.) et Elena est très occupée avec le Théâtre du Fil.
J'aimerai vous remercier, voilà.
Ceux qui m'ont suivis depuis quatre ans, qui ne m'ont jamais lâché, depuis l'époque des traces de coke jusqu'à maintenant. Et les autres également, ceux qui se sont accrochés à l'histoire en plein vol. Il y a des souvenirs par milliers qui me reviennent, les articles, l'attente de vos réactions, les mots choisis. Il n'y a jamais eu de polémiques, de non-dits, de commentaires haineux, comme sur beaucoup de blogs. Je crois que c'est parce que je n'avais rien à vous prouver, je vous donnais du brut, sans vouloir paraitre autre. Pour cette belle relation, pour tout ce que vous êtes, tous j'voudrais vous remercier de m'avoir aidé à y croire, à me développer dans l'écriture, à me pousser à continuer malgré tout. Merci, si un jour, je dois vivre de mes mots, je repenserai à tous ceux qui m'y ont conduite. Et vous en ferez indéniablement parti.
Un de ceux que j'avais tapé, pour finir :
J’me suis retrouvée là, en face de la mer du nord, sans trop savoir pourquoi j’aimais tant ce décor qui ne me ressemblait pas. Mais ça m’a toujours bouleversé ces choses qu’on dit lunaires, au piano des notes effleurées et la lueur d’un réverbère délicatement déposée sur des pavés. La fine bruine sur Paris qui murmure des mots glacés comme autant de graines de poésie qui seraient à peine suggérées au grand bordel de la vie. J’aime ça, moi, ceux qui ne revendiquent pas et qui avancent doucement, comme ça, sans grands éclats de voix, sans drapeaux et sans slogan en ne pointant personne du doigt. Pas qu’ils n’y comprennent rien juste qu’ils sont à côté du trop vide et du trop plein, sans réponse affirmées, eux ils sont loin du tout et loin du rien. Voilà, c’est eux. Eux qui jamais ne harangue, eux musiciens et eux mimes, eux qui parlent une autre langue, eux qui n’ont pas besoin de rimes pour exprimer ce qui les tangue. Et moi, là dedans, j’hurle à déraison à toute une immense foule, uniquement composée de pigeons que ma vie et bien elle coule qu’elle se noiera probablement dans sa passion. Ceux qui en me passant devant regardent parfois curieux et souvent indifférent le crépitement de mon feu sans le comprendre vraiment. C’est un autre langage qui s’exprime différemment, nous ne nous rejoignons pas, nous nous admirons furtivement, à la dérobée. Nous nous remarquons et nous savons que nous ne sommes pas du même monde, que nous ne marchons pas sur le même fil, et quand ils font de petits pas gracieux, je cours à grandes enjambées. Pour exemple : eux, dans leur grâce immaculée ils ne font pas semblant de marcher bras écartés en face de l’océan comme sur le point de s’envoler. Ils sont là, présents sans avoir à le prouver. Sans avoir la moindre chose à justifier. Tu vois, eux ils ne font pas exprès. Moi, si et ça m’a toujours bouleversé ces choses qu’on dit lunaires, sur un piano des notes du bout de leur doigts fin effleurées, et la lueur de leur yeux comme celle de la blonde, doucettement déposée devant la mer du Nord et ses galets. Et j’étais encore là, devant ce panorama, diaphane comme pas deux, qui me narguait du bout des vagues. Alors encore, j’ai bafouillé des mots, devant cette beauté sans bruit, moins de couleurs, moins de questions, moins de noir, moins de blanc, de cafard de sentiments, j’aurais bien aimé moi être un peu comme ce gris que rien ne pourrait troubler.
Ceci n'est pas un adieu, je suis là quelque part, et j'espère que nous nous recroiserons sur une route avec encore des centaines d'étoiles entre nos mains qui fileront jusque nos bras.
Lundi 2 mars 2009 à 12:35
Publié par Etoile
Mardi 25 novembre 2008 à 9:37
Ca va chanter
Sur le piano
De Delaunay
Moi au tableau
J'ai bien tenté
D'poser des mots
Mais... pas trouvé
Sous mon pal'tot,
Ca s'bouculait
Y'en avait d'trop
J'avais pas d'craies
Pis... il f'sait beau
Dans mes idées
Mon ciboulot
Me répêtait
T'es fourrée ou mélancolie ?
Ecrasé du talon les cafards
Plus que j'vais bien moins qu'j'écris
Je n'soutiens plus tous les comptoirs
La désillusion nait à c'qu'on dit
Quand sous l'chapeau y'a eu d'l'espoir
Mais j'm'en fous j'me sens bien aujourd'hui
La vie est une putain d'oeuvre d'art
Allez, allez
Un p'tit pinot
Ca va m'aider.
Quelques gros mots
Que j'ai rayé
Apart "SALOPS !"
Qu'j'ai souligné
Ecrit en gros
Et qu'j'ai gravé
'Vec mon couteau
Jusqu'à en suer
Sur les barreaux
D'la liberté
T'es fourrée ou mélancolie ?
J'ai toutes repeintes mes idées noires
Et plus qu'j'colore moins qu'il fait gris
Même si elle m'manque ma pluie ce soir
La désillusion nait à c'qu'on dit
Quand on a trop voulu y croire
Eh tavernier ! Un double whisky !
La vie est une putain d'oeuvre d'art
Dernier métro
J'ai déssoulé
C'était moins beau
Que c'que j'croyais
J'y croyais trop
J'étais grisée
Fond du goulot
Je m'suis vautrée
Dans l'caniveau
Et j'ai r'trouvé
Mes potes les mots
Ceux qui s'disent vrais
Mais sonnent faux
Ah ben t'es là ma vieille amie
J'nous ai mis en bocal un cafard
Pour qu'on le sorte les soirs de pluie
Toutes les deux à s'inventer des histoires
Encore encore étirer la nuit
De verres en vers on red'vient anars
Et tu verras qu'avec des scies
On va couper la chique au hasard.
Sur le piano
De Delaunay
Moi au tableau
J'ai bien tenté
D'poser des mots
Mais... pas trouvé
Sous mon pal'tot,
Ca s'bouculait
Y'en avait d'trop
J'avais pas d'craies
Pis... il f'sait beau
Dans mes idées
Mon ciboulot
Me répêtait
T'es fourrée ou mélancolie ?
Ecrasé du talon les cafards
Plus que j'vais bien moins qu'j'écris
Je n'soutiens plus tous les comptoirs
La désillusion nait à c'qu'on dit
Quand sous l'chapeau y'a eu d'l'espoir
Mais j'm'en fous j'me sens bien aujourd'hui
La vie est une putain d'oeuvre d'art
Allez, allez
Un p'tit pinot
Ca va m'aider.
Quelques gros mots
Que j'ai rayé
Apart "SALOPS !"
Qu'j'ai souligné
Ecrit en gros
Et qu'j'ai gravé
'Vec mon couteau
Jusqu'à en suer
Sur les barreaux
D'la liberté
T'es fourrée ou mélancolie ?
J'ai toutes repeintes mes idées noires
Et plus qu'j'colore moins qu'il fait gris
Même si elle m'manque ma pluie ce soir
La désillusion nait à c'qu'on dit
Quand on a trop voulu y croire
Eh tavernier ! Un double whisky !
La vie est une putain d'oeuvre d'art
Dernier métro
J'ai déssoulé
C'était moins beau
Que c'que j'croyais
J'y croyais trop
J'étais grisée
Fond du goulot
Je m'suis vautrée
Dans l'caniveau
Et j'ai r'trouvé
Mes potes les mots
Ceux qui s'disent vrais
Mais sonnent faux
Ah ben t'es là ma vieille amie
J'nous ai mis en bocal un cafard
Pour qu'on le sorte les soirs de pluie
Toutes les deux à s'inventer des histoires
Encore encore étirer la nuit
De verres en vers on red'vient anars
Et tu verras qu'avec des scies
On va couper la chique au hasard.
Publié par Etoile
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